Aimerions-nous

Mes articles chez Shvoong écrits sous le pseudonyme
d'Océane
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J'ai l'honneur de présenter à ma manière les oeuvres d'Auteurs que j'apprécie plus ou moins. Je résume là quelques ouvrages et films lus et vus afin d'informer les lecteurs de ce que contiennent ces supports.
Mon Mode Opératoire:

Dessin de Grizou
L’écriture a bien changé, l’utilisation des crayons de bois ou des porte-mines a cédé la place aux claviers PC. Pour ma part, comme les autres je profite du progrès, mais je continue à gribouiller et à user des mines sur des pages blanches. Cela m’aide, je résume mes histoires sur des blocs et je fignole sur mon clavier.
Bien entendu, écrire demande des investissements. De l’imagination, si l’on souhaite inventer une histoire, du temps pour la rédiger et aussi de la solitude, des moments de calme pour remplir les « blancs ».
Mon plus important ouvrage, je l’ai commencé en 1976, à la suite d’un accident de la circulation qui a bien failli m’être fatal. Il s’agit de mon autobiographie, autrement dit mes mémoires. Je travaille sur de gros bouquins à petits carreaux, genre compta, je n’écris qu’au porte-plume et à l’encre de chine, formant les majuscules en style gothique. Cela prend du temps, certes, mais c’est un réel plaisir et je regrette que les écoles ne présentent plus cet outil. Il nous apprenait à bien former les lettres avec les plats et les déliés, et quelques fois les pâtés que le buvard épongeait tant bien que mal !

Beau matériel
Pour mes romans, je procède toujours avec le même mode opératoire :
Je résume l’histoire au porte-mine sur un bloc sténo. C’est un véritable « foutoir » rempli à l’endroit comme à l’envers et plein de ratures, de traces de gomme, d’astérisques, de parenthèses et de flèches dans lequel je suis le seul à me retrouver.

Le chaos!!!
Ensuite, je me situe, c'est-à-dire que je dessine des plans des lieux que j’invente afin de me retrouver dans le paysage. J’inscris aussi les listes de noms de mes comédiens avec leur âge et les signes particuliers s’il y en a.

Plus ou moins détaillé!
Lorsque tout ceci est effectué, je me mets sur mon clavier et j’allonge mon résumé !
Les maisons d’éditions n’ont peut-être pas toutes les mêmes exigences, mais celles qui ont accepté d’étudier mes romans m’ont toujours demandé la même présentation.
Les écrits doivent être exposés de cette manière :
Taille du papier 21/29,7
Ecriture recto seul
Pages numérotées
Marge de 5 centimètres à gauche (minimum)
Marge de 1 centimètre à droite (minimum)
Interlignes doubles (environ 25 lignes par page)
Voilà comment moi je présente mes écrits, quelques fois le titre de l’histoire est inscrit en haut « Entête et pied de page »

Standard
Je sélectionne ensuite l’écriture « courier new, taille 12 » de mon traitement de texte, non pas que ce soit celle qui me plait le plus, mais c’est une des écritures standards qui utilise un peu moins d’encre que certaines autres, car vous pourrez peut-être vous en rendre compte si vous écrivez un jour, un texte n’est jamais vraiment fini, on le retouche sans cesse ! Enfin pour ma part, ça se passe ainsi !
Il m’est arrivé de réécrire dix fois un chapitre qui me satisfaisait à l’écran et qui me gênait sur le papier, c’est étrange, mais c’est comme ça.
Tout ceci terminé, je glisse mes quelques centaines de feuillets dans une grande enveloppe que je cachette à la cire de bougie marquée de mon sceau, oui, je suis resté assez « tradition » et c’était ce qui se faisait d’antan.
Ayant préalablement contacté des éditeurs, j’envoie mon paquet à ceux qui en ont accepté l’étude de mon histoire… et je patiente.
Il faut tout de même savoir que maintenant plusieurs maisons d’éditions acceptent et parfois demandent les histoires sur disquettes, CD et même par mail. Le papier n’est pas encore révolu, mais l’électronique est plus rapide et moins encombrante.
Lorsque l'écrit arrive chez l'éditeur, il passe devant un comité de lecture composé logiquement d'un nombre impair de personnes qui votent pour ou contre la publication, la majorité l'emporte.
Ensuite, l'auteur a la joie de recevoir un contrat, plus ou moins satisfaisant, il a alors le libre choix. J'ai moi-même refusé plusieurs contrats à cause des sommes honnéreuses que la publication engendrait. Les maisons d'éditions ne fonctionnent pas toutes de la même mannière, certaines font payer, d'autres paient.
J'ai eu la chance de rencontrer un célèbre acteur dans son havre de Normandie, Monsieur Philippe Léotard. Il m'a contacté par le biais d'une amie lorsque je vivais à Fécamp. Je peux entre autre vous assurez que la première chose à laquelle j'ai pensé, c'était qu'il s'agissait d'un canular malgrè cette voix inimatable qui parfairait cet illustre personnage. Il m'a tout de suite tutoyé et m'a demandé d'en faire autant. Il m'a donné rendez-vous chez lui et m'a promis qu'il viendrait faire un tour en mer avec moi sur le Night-Bird... malheureusement, cela n'a pas pu avoir lieu.
Il a lu mon roman "Coeur de Pierre" (à l'état de feuilles séparées) et m'a assuré qu'il m'aiderait. La vie en a décidé autrement et il est parti le 25 Août 2001 sans me rendre la copie de mon brouillon...

Cimetière Montparnasse Tombe de Monsieur Philippe Léotard
... Mais il m'avait dit une chose que je n'ai jamais oublié:
"Tu sais Pascal, tu ne dois jamais payer pour les oeuvres que tu fais, ton travail est de créer, ce sont les autres qui doivent te payer..."
Je n'ai pas eu le temps de lui dire, alors,
"au revoir Philippe, et merci!"
Cette petite anecdote m'a beaucoup apporté, elle m'a boosté! Alors j'ai continué et j'ai eu mon premier contact avec Madame Marion Mazauric, directrice du comité de lecture des éditions :
Elle m'a contacté par téléphone pour m'annoncer que les éditions J'ai Lu appréciaient ce roman... mais qu'il était trop long! En effet, Coeur de Pierre contenait au départ 604 pages, on me demandait d'en retirer 200 en gardant, bien entendu, la même idée de l'histoire.
A cette époque, j'avais un emploi extérieur, plus qu'à temps plein, ce qui me laissait peu de temps pour écrire.
Et voilà, un an et demi de travail!
Mais les choses ont changé, Madame Mazauric a quitté sa place et les éditions J'ai Lu ont refusé mon livre, elles n'avaient pas de collection traitant de ce sujet.
Des réponses comme celles-ci, j'en ai reçu des tas:
"Pas de collection pouvant accueillir votre livre..."
"Programme actuellement trop chargé, nous interdit de prendre de nouveaux engagements..."
"Désolé mais nous ne prenons pas de manuscrits inédits pour notre collection..."
C'est décourageant, et à la longue, on n'y croit plus... mais il faut persévérer! Car le jour où cela arrive,
quelle joie, quel bonheur!
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L'imagination!
Voilà bien quelque chose d'extraordinaire, un territoire géant d'où émanent des idées qui peuvent s'avouer formidables.
Je vais encore parler pour moi, mais tous mes écrits démarrent de quelque part ou de quelque chose, ensuite l'imagination fait le reste.
Coeur de Pierre: est issu d'un pari avec mon ami Grizou qui m'a défié de créer une histoire avec un arbre, une roche ou une maison. J'étais chauffeur de nuit chez Calberson Paris, je me servais d'un dictaphone, et cette nuit là je suis parti pour Bordeaux, à mon retour, l'histoire était née.
Tioxi 6: Je vivais à Fécamp et les gens racontaient que les vestiges d'un hôpital militaire Allemand vieillissaient dans la falaise côté "Trou au chien" de cette belle ville. Les dédales de tunnels reliant les bunkers de la dernière guerre m'ont toujours fasciné. L'histoire est née de là.
Ser...Bère: est arrivé tout droit d'un rêve, d'un cauchemar devrais-je dire, dans lequel m'était apparut un énorme chien noir et blanc dont les yeux étaient rouges... injectés de sang.
Véritable Sorcière, Cerveautopsie, La Forêt... : sont fondés sur des rumeurs, des légendes que j'ai glâné par-ci par-là.
Le Silence de l'Hiver, Ils, Opération Fantôme, Garde à Mort, Violence, L'Envers du Décor... : émanent de l'information quotidienne ou de lecture sur certains faits réels.
Le Scoop: arrive d'une discussion avec Roland, un baroudeur revenu des Îles et qui était devenu correspondant local.
Zone Interdite: c'est le résultat d'une émission télévisée, du même nom, qui a appostrophé mon esprit.
Génération à Abattre, EripmaV, Jusqu'au Bout du Cauchemar: sont des peurs, des frayeurs personnelles qui ont perturbé mon sommeil à de nombreuses reprises.
Toutes ces petites choses sont les points de départ, les "bases", mais aussi le concentré de l'histoire, ensuite, je commence à créer tout ce qui va autour.

Les personnages
Il y a d'abord les personnages, il faut qu'ils aient des traits, des caractères, des signes particuliers... pour cela, je pense qu'il faut bien les connaître ou tout au moins, bien les avoir "appris".
Je ne vais pas ici vous parler de tous mes personnages, mais pour Coeur de Pierre, cela s'est passé ainsi:
Jean-Yves Bricoux, le funeste héro de ce roman, n'était autre dans ma tête que mon ami Grizou! Hé oui! Il est dans la vie comme je le décris (avant les transformations, bien entendu) ou tout du moins comme je le vois. Véro et Yann, sa petite famille dans le livre, était sa petite famille dans la vie, et comme je les fréquentais beaucoup, je n'avais qu'à regarder pour m'inspirer.
Quant aux autres "acteurs", ils existent également.
Max, c'est moi. Mickaëlla, ma compagne de l'époque, Sarah-Jane & Carole-Anne, nos enfants.
Le père Niagolof, Dominique "Fil-de-fer", Marc Glueux, Momo la grenouille, tous ont été des collègues de boulot à un moment ou à un autre de ma vie professionnelle. Pour Momo comme pour les autres, tout est réel, sauf le handicape... quoi que parfois...?!
Roland Deschamp, réel Commandant de gendarmerie, Monsieur Leguenec, les Dutour, Lucky, Lydie et toute la bande; des camarades.
Même les gens de la colonie de vacances, enfants compris, sont des indiividus rencontrés lorsque je fréquentais moi-même ces lieux de villégiatures encadrés par des moniteurs.
Quant aux autres, ce sont en général des acteurs qui, par naturel ou par la voie de leurs talents, ressemblent aux profils que je m'impose.
On peut bien entendu inventer des personnages ou des demis personnages. Garder leurs caractères et changer leurs images, ou vice versa.
Le docteur Paseneq par exemple, est en réalité l'image d'un "médecin" que j'avais trouvé sur une publicité permettant d'arrêter de fumer. Le faciés de cet homme s'alignait à merveille au caractère que je désirais lui octroyer.
CORKO DAL PARIXO, tout comme les autres planètes, sont des lieux que j'ai visité lors de mes voyages interplanétaires... Non! Non, là, je rigole! Vous êtes vraiment à fond dedans! Non, elles sont toutes inventées. Alors pourquoi CORKO DAL PARIXO comme planète héroïne? Tout simplement pour que les initiales concordent avec CDP, Coeur De Pierre. Astucieux non?!
NOTA: Bien que tous mes protagonistes évoluent dans l'histoire avec les portraits que je m'en suis fait, il est évident, pour des raisons de droits, de politesse et d'éventuels préjudices, qu'au moins les noms de ceux-ci ont été remplacés. Mes écrits ne sont que des romans et doivent le rester.
Voilà, lorsque mes personnages sont prêts, je poursuis mon évolution. C'est peut-être une solution de facilité, mais de travailler avec des personnages réels et connus de soi peut clarifier les choses. On peut réagir en se demandant: Ferait-il ci? Dirait-elle ça?... et ainsi insérer un peu de réalité dans la fiction.Ca fait plus vrai!
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Les décors & l'environnement
Phare du cap Lévy
Comme pour les personnages, les décors existent. Ils sont quelque part, même si je ne les situe pas exactement. Pour Malfalaise dans Coeur de Pierre, cela se trouve bien à Fermanville. Pour y avoir séjourné avec mes grands-parents lorsque j'étais enfant, je me souviens d'une falaise assez haute surplombant la mer. C'est sur celle-ci que le décor a été planté... pourtant, il y a quelque temps, une personne m'a envoyé un message en m'annonçant qu'il connaissait très bien le coin et qu'il ne parvenait pas à situer ma falaise!?! Que s'est-il donc passé? Je me rappelle pourtant avoir fait du canoé sous l'apic de celle-ci et d'avoir même failli noyer mon grand-père!
Bref, cette falaise existe, mais je ne l'ai peut-être pas mise à la bonne place!
Tioxi 6 a pris naissance dans ce mur blanc à babord du phare de Fécamp...
Les Puissances du Mal, sous cet acqueduc de Saint Nazaire en Royans...
EripmaV, dans une usine désaffectée près de Bernay...
Zone Interdite, prés de cette belle ville d'Harfleur...
La forêt, dans le sous bois de Brocéliande...
Tout a bien entendu une importance. Repérer les lieux, les visualiser, les photographier ou les dessiner. Il est navrant de trouver dans les 150 premières pages d'une histoire qu'un étang jouxte la demeure à droite de celle-ci pour le retrouver à gauche page 151! Ceci est un exemple, mais peut porter préjudice à votre talent surtout lors d'un premier envoi pour publication. Comme je le note plus haut, je fais moi-même des plans draconiens des lieux que j'invente, même s'ils n'existent pas, je les vois.
Le lecteur découvrira plus rapidement la petite erreur que le talent.
Il ne faut pas non plus tomber dans l'extrème et se confondre dans de multiples détails qui pourraient rapidement lasser le lecteur.
Je pense que dans "Coeur de Pierre", les explications qui concernent la maison peuvent ennuyer au début, jusqu'à ce que le lecteur comprenne pourquoi elles sont répétitives. Il faut alors le tenir en haleine afin qu'il ait envi de continuer à tourner les pages.
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La trame, l'idée
Dans mes écrits, l'idée est de faire frémir et il y a différentes façons d'y parvenir.
Voir rubrique Thématique, la peur.
Il me faut donc trouver comment et pourquoi faire peur. C'est vrai, pourquoi une roche, un arbre et une maison feraient peur (Coeur de Pierre)? Pourquoi la construction d'une autoroute serait terrorisante (Zone Interdite)? Comment un métier et une façon d'être parviendraient-ils à déboucher sur l'horreur (Prise de Tête)? Pourquoi un jeu électronique pourrait-il faire dérailler une vie à ce point (TromaT)? Et si les circonstances d'un accident de voie publique d'une enfant peuvent être terribles, pourquoi serait-elles terrifiantes (Jusqu'au Bout du Cauchemar)?
Et bien c'est là qu'il faut se prendre la tête, c'est maintenant qu'il faut s'acharner sur le crayon (plus aisé à mordiller!) ou le clavier.
EUREKA!!! Ca y est, on trouve "l'accroche". C'est ce qui va tenter de pousser le lecteur à ouvrir le livre -Petit extrait en quatrième de couverture- et à continuer son exploration en tournant les pages.
Voici un exemple succin de déroulement:
Petite histoire toute simple, "Jusqu'au Bout du Cauchemar":
Début: Scéne de guerre (tout comme dans Opération Fantôme, même si ce n'est pas exactement pour les mêmes raisons) avec un ou plusieurs protagonistes, afin de créer "une raison de caractère".
Ensuite, présentation d'un couple apparemment normal mais dont l'homme essaie de cacher un caractère pathologique du à son lourd passé.
Ambiance, le couple dort, il ne fait pas tout à fait jour, le téléphone sonne...
La femme se lève et quitte la pièce avec précipitation, son mari l'entend répondre bien qu'il ne le désire surtout pas. La femme éclate en sanglots, l'épée glaciale de la peur et de la haine traverse le corps de l'homme...
L'histoire est lancée et le lecteur à ce moment peut vouloir en savoir plus! Et c'est exactement le but recherché!
Petit saut en arrière, la vie du couple, quelques bouts de bonheur, quelques aléas... ce, jusqu'à l'accident.
Retour au coup de fil, la femme pleure toujours, incapable de dire un mot, malgré cela, son mari sait. Il rejoint la salle de bain, contemple son triste reflet dans le miroir, hésite et prend sa décision...
Ensuite l'histoire se déroule d'elle-même jusqu'à la fin, parsemée de petits sauts en arrière afin de bien recadrer les choses.
La FIN, et bien elle ne doit pas être celle que le lecteur attend, c'est trop facile et est-ce que cela vaudrait le coup d'être lu?

Non, la fin doit surprendre, et même si certains parviennent à la découvrir avant de tourner les dernières pages, tous ne seront pas dans ce cas... ou alors, je n'ai pas produit l'effet prévu et c'est de ma faute!
NOTA: Je ne suis personnellement pas très féru des héros, des bons gentils garçons ou filles qui gagnent toujours dans les histoires romancées. Dans la vie réelle, c'est différent, j'ai la chance de connaître de véritables héros, certains de mes collègues Sapeurs Pompiers pourraient prétendre à cette appellation.
Donc, dans mes romans, il est bien rare que durent les héros. Et les fins sont souvent surprenantes... au moins pour moi!


