Bienvenue sur Apocalivres.com

 Je m'appelle Pascal Berthe, j'ai 47 ans et j'ai trois passions dans la vie:

Mes Enfants   Les Pompiers   l'Ecriture

Je suis né à Paris dans le 20ème arrondissement le 13 Juin 1961. Je suis père de six enfants, Sarah-Jane 21 ans, Carole-Anne 20 ans, Tom 12 ans, Océane 4 ans, Max 2 ans et Sam qui va avoir 1 an. Et ma compagne, qui a tout de même bien participé à leurs naissances, se prénomme Cécile.

 

Tom, Max & Océane

  

Carole-Anne       &       Sarah-Jane

Sam, le petit dernier

Né à la maison!

Cécile

Une partie de la famille en balade!

J’ai voulu créer ce site pour tenter d’aider tous les jeunes auteurs qui comme moi galèrent pour faire lire leurs écrits, afin également d’entrer en contact avec le plus de personnes possible dans ce milieu, auteurs, lecteurs, critiques et autres, et aussi pour essayer de répondre à des questions, peut-être un peu moins évasivement qu’à celle qui suit et que l’on me pose souvent :

Comment devient-on romancier?

Je ne pense pas que l’on devienne romancier, on naît ainsi. Tout ou une grande partie est dans l’imagination. Ca se déclare plus ou moins tardivement mais c’est là.

La première dédicace, ça fait rêver !
Ensuite…. C’est long !


J’ai toujours été un rêveur, j’ai finalement couché mes rêves sur du papier, à l’époque, je n’inventais quasiment rien, je décrivais seulement les songes que je faisais éveillé.
Ensuite, j’ai voulu peaufiner, alors je suis allé chercher ce qui me faisais peur, c'est-à-dire, à peu près tout ! Oui, j’étais un réel trouillard et j’avais du mal à dormir dans le noir… en fait, j’avais du mal à dormir tout court, et ça n’a pas changé.


C’est ce qui a dirigé une bonne partie de ma vie.

Mais je parle là d’une peur « saine », pas la peur qu’on me fasse du mal ou d’arriver en retard quelque part, non, plutôt la peur de la porte qui grince dans la pénombre, la peur des pas que l’on entend, du hurlement d’une bête au couché du soleil… cette peur là, créative, qui fait réfléchir, qui fait s’imaginer...
Voilà, pour moi je crois que ça s’est passé comme ça. J’ai couché ça sur le papier et j’ai relu et peu à peu transformé. J’écrivais pour moi et pour mes proches, sans ambitions mais avec la satisfaction de plaire à ceux qui lisaient.

J’ai commencé à consigner mes histoires à l’âge de 13 ans et ma première machine à écrire était rouge et de marque “La Petite”, la frappe était lourde et les fautes se corrigeaient au crayon ! J’ai rédigé des tas d’histoires interminables, et oui, le problème étant qu’elles n’avaient jamais de fins, elle se construisaient au jour le jour sur une idée de base, elles racontaient souvent des choses que j’aurais aimé faire avec des amis mais qui n’étaient pas réalisables à nos âges et dans le contexte dans lequel nous vivions. J’ai appris depuis que la première chose à effectuer lorsqu’on a une idée à écrire (et aussi à faire lire !) c’est d’en trouver un terme. Sinon, il y a de grandes chances pour que les pages écrites s’agglutinent dans le panier et que le sujet s’effiloche dans toutes les directions sans possibilité de revenir au point de base.

Mais où trouves-tu tes idées?

A peu prés partout et à n'importe quel moment.

L'une de mes premières histoires s'intitulait "L'Ange Noir"


Dessin de Grizou

Il racontait la survie d’un être humain survivant d’une guerre après une guerre, celle qui consistait à survivre sur le cadavre d’un vieux monde!

Tout de suite derrière je me lançais dans "Permis de Tuer", qui n’était que le prolongement du précédent et dans lequel une civilisation tentait de renaître dans des restes d’agglomérations toujours cernées par des êtres sauvages et sanguinaires. Celle-ci votait pour une nouvelle race de police dont la mission était simple et féroce, éradication systématique des marginaux.
Ces deux histoires sont très longtemps restées dans le fond d’un tiroir et malgré l’empressement de mes proches et surtout de mon ami « Grizou » pour envoyer celles-ci chez des éditeurs, je n’en n’ai rien fait.
Evidemment, lorsqu’au cinéma quelques années plus tard j’ai vu paraître la trilogie des «Mad Max» de James McCausland & George Miller, je n’ai pu faire que constater la similitude entre nos personnages et le fond de l’histoire. C’est ce jour que je me suis aperçu que mes idées n’étaient peut-être pas si mauvaises que ça.

J’ai fais beaucoup de choses dans ma vie, entre autre deux ans dans l’apprentissage de la coiffure pour homme qui a brutalement cessé suite à un accident de la circulation dont j’ai été victime, je suis passé sous un camion citerne !
Plusieurs mois dans un lit d’hôpital à Bernay dans l’Eure, dans l’incertitude de ne pas devenir unijambiste à quinze ans m’ont permis d’entretenir mon goût pour l’écriture, de plus, je n’avais que ça à faire. Dans le contexte hospitalier, les idées pleuvaient en masse. Toujours plus ou moins insomniaque malgré les traitements, c’était surtout la nuit que je trouvais l’inspiration. Ces longs couloirs desservants tous les étages et seulement éclairés par des lampes de sécurité que j’imaginais, bien entendu puisque cloué au lit. Cette grande salle où je me trouvais qui contenait seize lits cloîtrés par quatre dans des espaces « chambres » et seulement séparés des autres « chambres » par de gros paravents en verre cathédrale qui masquaient plus ou moins le passage des visiteurs et du personnel. Mis à part mes trois compagnons de chambre que je voyais et qui ne cessaient de changer au fils des jours et des semaines, je ne pouvais qu’imaginer la personne, de l’autre côté de la palissade, celle qui, dans le silence de la nuit, râlait longuement, pleurait, poussait des cris… J’imaginais aussi celle qu’on venait chercher en chuchotant dans la pénombre, celle qu’on emportait sur un brancard, recouverte d’un drap, celle qui s’était éteinte tout près de moi et que je n’avais jamais vu, celle qui finirait la nuit au sous-sol où de grands réfrigérateurs à tiroirs l’attendaient.
A cette époque, 1976-1977, j’écrivais beaucoup à la lueur de ma veilleuse, laissant les heures s’égrainer si lentement qu’elles en étaient palpables. J’écrivais, mais je n’arrivais à rien. Car ce n’est pas tout d’avoir des idées, de l’inspiration, il faut avoir envie d’écrire, et je n’en n’avais pas envie… pas réellement du moins. Je le faisais car je ne pouvais faire que ça, ça et du canevas, de la lecture, j’ai même appris à tricoter ! Mais je m’ennuyais.
Bien entendu, j’ai remisé tout ceci dans un placard « souvenirs » au fond de mon cerveau et les idées sont restées là jusqu’à ce que j’en aie besoin.

Ma période écriture m’a un peu laissé tomber. Bancale, mais sorti de l’hôpital, je pensais à autre chose, à faire plein de choses, comme les autres de mon âge.
Et c’est en 1982, après l’armée et une période d’amusement, que mon envie d’écrire est revenue. C’est l’époque à laquelle je suis entré dans Ma vie professionnelle. J’étais agent de sécurité rondier en région parisienne, et mon métier consistait à faire, toutes les nuits, des rondes de sécurité dans un secteur défini qui comprenait des usines, des entrepôts, des magasins, des maisons particulières, des squats… tout ce qu’il y a à garder ! Et quand je dis tout, c’est tout. J’ai patrouillé sur la voie publique à la demande de certains maires, dans des hôpitaux de tous genres, dans des morgues et dans des cimetières ! Je suis même devenu spécialiste de ce genre d’endroit car mes collègues ne se battaient pas pour prendre la place.
Là je peux assurer que des idées j’en ai eu ! C’est peut-être pour cela que j’ai fais pencher le style de mes histoires vers l’épouvante.

Comment écrit-on un livre?

Je ne connais pas de remède miracle et je suppose que tout le monde a son mode opératoire.
Mais pour ma part et c’est toujours ce que je rétorque à cette question, il faut une Fin.

J’en ai parlé un peu plus haut, le problème d’une histoire « inventée », c’est qu’on l’invente… Bah oui ! Et plus elle plait, plus on invente. Une fois encore je parle pour moi, mais lorsque je suis parti dans mon délire d’écriture et que les idées viennent bon train, je ne m’arrêterai jamais ! Il y a toujours quelque chose à dire, quelque chose de plus !
Cela peut être bien, mais le souci est que bien souvent l’histoire prend d’elle-même un autre sens, ou encore on se perd dans des détails qui peuvent nous plaire mais qui peuvent également fatiguer le lecteur et enfin, il est quelquefois tout simplement très difficile de revenir à l’idée de base et de la faire miroiter comme on l’avait prévu !

Je prends un petit exemple personnel qui, pour cette fois, s’est avéré bénéfique, mais ce n’est malheureusement pas toujours le cas.
Dans la rubrique A venir de ce site, vous trouverez d’autres titres de romans que j’ai créé ainsi que de petits résumés de ceux-ci. L’un d’eux s’intitule "Génération à Abattre", c'est une suite de "Coeur de Pierre".

Et bien je peux assuré que lorsque je l’ai commencé, il s’agissait d’une toute autre histoire et que jamais je n’aurais pensé l’amener à la suite de mon précédent roman ! Cela s’est fait au fur et à mesure de sa création.


Je dis donc : il faut une fin avant de commencer.

Et les fautes?

Les fotes !? Quelles phautes !?!

Des fautes, tout le monde en fait, plus ou moins, mais cela ne m’a jamais empêché d’écrire. Je suis certain que dans ce texte il y en a. Ce qui compte je crois, c’est que les autres comprennent, qu’ils saisissent l’idée, ensuite, surtout lorsqu’on écrit pour des éditeurs, il existe des correcteurs qui se chargent de nous faire passer pour moins analphabète qu’on ne l’est. Je pense sérieusement que ce n’est pas une tare, un écrivain écrit pour se faire comprendre, pas pour passer pour un dictionnaire ambulant. Qui plus est, plus on écrit, plus on risque de faire des erreurs. On s’améliore, bien sûr, mais lorsque survient l’idée, on veut l’inscrire et ça va vite, les fautes restent alors le dernier des soucis. C’est comme dans tous les métiers, un routier qui fait plusieurs milliers de kilomètres par an est souvent plus adroit au volant que les autres, mais se trouvant sur la route tout le temps, il est plus à même d’avoir un accident.
J’en déduis donc que les fautes restent un aléa mineur et croyez-moi, si un jour un éditeur parle de vos écrits, si vous devenez célèbre, ce n’est pas ce qui le retiendra.

Comment sait-on si une idée est bonne?

On ne le sait pas!!!


Oui je sais, en fait de répondre aux questions, ça reste toujours assez vague. Mais Pour le moment, je suis tout seul sur ce site et j’attends des réponses de mes visiteurs. En fait pour l’instant, je ne parle que pour moi ! 

Grizou

Ce n’est pas un homme, c’est un Mythe,
« il n’existe pas ! Ce n’est pas possible.»
Rien ne lui plait jamais et lorsqu’il dit : « ouaip, c’est pas mal » de sa voix grave et de son air distant et détaché, c’est que là j’ai réussi quelque chose. Ah ça, je ne l’ai jamais vu sauter de joie, mais son aide m’est plus que précieuse.
Nous nous sommes rencontrés à Paris, nous travaillions dans la même agence de sécurité et nous n’avions absolument rien en commun. Comment sommes-nous devenus amis ? Je pense qu’il le fallait, que c’était écrit quelque part et qu’il ne pouvait en être autrement. A part ça, je ne vois pas.Absolument rien en commun, si, peut-être une chose. L'Art!

C’était un peintre anonyme, j’étais un écrivain inconnu. Au bout de quelques mois il est même parvenu à me mettre à la peinture, je n’ai jamais réussi à le faire écrire ! Plus persuasif que moi sans doute.
Des anecdotes vécues ensemble, je pourrai en raconter, ça tombe bien puisque vous lisez ma biographie et que c’est un peu fait pour ça…
Un de nos grands souvenirs a été notre raz le bol des grandes villes !
Il faut dire que le métier que nous exercions nous amenait à rencontrer toutes les nuits, des individus de toutes sortes. Il y avait de tout, mais surtout ce que les gens appellent « la lie » de la société. Nos uniformes plus que remarquables nous catégorisaient dans leurs têtes comme de sales flics ! Il s’ensuivait de vastes confrontations, de violentes discussions qui pouvaient aller jusqu’aux mains.
Ce raz le bol est né en partie de là, alors nous avons décidé de prendre nos petites familles et de partir…

En Lozère!

Nous avions décidé de trouver un de ces villages abandonnés dont tout le monde parle et de s’y installer, vivotant d’un élevage quelconque et de quelques fromages dont nous inventerions la composition !
Nous avons laissé femmes et enfants ensemble chez Grizou, leur promettant de les appeler régulièrement par cabines, le portable n’était pas ce qu’il est devenu, et nous sommes partis, à trois, Grysou, Bud Kuss mon chien, et moi.
Nous avons sillonné les « routes ! » de l’Ardèche et de la Lozère pendant plus d’une semaine, bivouaquant comme de véritables cow-boys, tout au moins au début, dans le froid et le silence de l’hiver, car là-bas, l’hiver est vraiment silencieux. Nous nous sommes perdus, nous avons dormi à la belle étoile… et bien que nous restions assez loin des centres urbains importants, n’explorant que la campagne montagneuse et les immenses forêts, nous n’avons jamais trouvé un de ces fameux villages abandonnés !
Par contre, des choses insolites, on en a vu ! La première chose, quelques centaines de mètres après avoir passé le panneau nous annonçant : Ardèche, une femme devant une charrette pleine de fagots qui tirait un cheval ! Nous avons cru que nous avions changé d’époque ! Puis il y a eu ces pattes de biches et ces sortes de salades clouées sur des portes ! Des rues dans des hameaux, sans panneaux et qui s’amenuisent jusqu’à ne laisser passer qu’une personne… sans véhicule ! Des bistrots sombres à l’ambiance baroque, les murs pleins de trophées empaillés et dans lesquels ils faisaient encore chauffer le café à la casserole sur un fourneau à bois et dont ils ne connaissaient pas le prix de ce breuvage… si l’on ne commandait pas la goutte qui va avec ! Et aussi un énorme pentacle lumineux accroché à une fenêtre !... Et jamais personne pour répondre à nos innombrables questions.
Là-bas, j’ai eu l’impression que la nuit tombait plus tôt qu’ailleurs, et vers 20h00’ nous remarquions dans le peu d’habitations que nous apercevions, que les éclairages disparaissaient… pour se rallumer vers 23h30’ ! C’est assez étrange, non ?! Mais il n’y avait pas que le décor qui était bizarre, le comportement de mon chien ne dépareillait pas ; en effet celui-ci, un boxer très énergique, c’est le moins qu’on puisse en dire, ne cessait de sauter autour de nous lorsque nous nous restaurions (gelés !) en pleine nature, comme s’il jouait avec quelqu’un, comme s’il tentait d’attraper quelque chose qu’on lui tendait ! Mais bien entendu il n’y avait rien ni personne !
Je crois que le plus fantastique c’est qu’en plein désert nous avons fait une halte dans un bar, un routier afin de nous réchauffer avec un petit café, et là, le beau frère de Grysou arrive et nous annonce que sa sœur, la femme de Grizou, tente de nous contacter et que c’est important ! Il y avait une chance sur un million de rencontrer cette personne, et bien c’est arrivé !...

Ci-dessous: Bud-Kuss, mon toutou!

Ci-dessus : Le col du Cheval Mort, un endroit si isolé que cela ne m’étonne pas qu’un cheval ait pu y mourir !



Nous n’avons que de merveilleux souvenirs de cette escapade, mais nous sommes revenus dans la vie réelle et avons repris nos occupations. Le rêve n’a duré que quelques jours, mais d’autres idées, différentes de celles que nous peignions ou écrivions, sont venues dilater nos esprits…


Donc, pour en revenir à nos moutons, pour savoir si une idée est bonne et bien il faut croire en elle et aux personnes en qui vous pouvez avoir confiance. De plus il faut savoir que ce qui est bien pour certains ne l’est pas obligatoirement pour d’autres.
Lorsque je trouve une histoire, qu’elle naît d’un rêve, d’une situation vécue ou d’un flash, je l’étudie d’abord dans ma tête. J’y pense durant quelques minutes, quelques heures, puis je la laisse tomber. Alors si elle me revient souvent, si elle me gène lorsque je fais autre chose, si elle devient omniprésente, je juge finalement qu’elle est bonne et je l’expose à mon entourage. C’est d’abord une sorte de sélection naturelle.


Y a-t-il des endroits plus propices que d’autres pour être inspiré ?


Oui, bien sûr que oui. Je suis capable d’écrire à peu près n’importe où et dans n’importe quel milieu, il le faut bien car je vis avec mes enfants dont trois en bas âges qui ne cessent de jouer autour de moi. Mais J’écris le plus souvent la nuit, dans le faux silence d’une maison qui vit. Les craquements du bois, les courants d’air qui font vibrer les vitres. J’ai écris exprès dans des endroits étranges, l’inspiration est venue tout de suite, j’avais des tonnes d’idées.
Mais il y a aussi des endroits beaucoup plus plaisants. J’ai eu la chance d’en connaître un…


En 1985, alors qu’une personne très chère à mon cœur était en phase terminale d’un vicieux cancer, ma grand-mère, mon moral n’était pas au top. Le travail de nuit, toujours dans la sécurité, me rendait de plus en plus associable. L’évasion d’un monde que je comprenais de moins en moins aisément m’orientait vers l’achat d’un bateau, un voilier de dix mètres que je baptisais Night-Bird(L’Oiseau de Nuit) en raison des sorties en mer plus nocturnes que diurnes que j’effectuais. Le temps passant me poussait lentement vers un rêve, faire le tour du monde à la voile.
Mais en 1986, alors que je me croyais célibataire endurci je rencontrais une femme que je croyais être celle de ma vie. En Juin 1987 naissait de cette union une fille que nous appelions Sarah-Jane puis en Août 1988, Carole-Anne, une autre fillette, montrait le bout de son nez. Le tour du monde était remis à plus tard ! En 1992 nous quittions la région parisienne et venions rejoindre mon bateau à Fécamp, petit port de pêche de la Seine Maritime.



A quai à New Heaven, Angleterre             L’entrée du port de Fécamp

Sur mon havre de paix, seul, bercé par la mer quelquefois en colère, là j’ai écris !


Mais je dirai aussi pour ma part, qu’il n’y a pas que les lieux qui comptent, la période y est pour beaucoup. J’ai remarqué écrire plus l’automne et l’hiver, lorsqu’il fait froid que tout est tristounet, qu’il vente, qu’il neige… tout cela m’amène de l’inspiration. De même que j’écris mieux lorsque je suis affligé, abattu. J’ai posé ce problème à quelques autres personnes qui écrivent et quel que soit le genre d’écriture qu’elles pratiquent, elles me rejoignent sur ces points en grande partie.
J’ai écris une histoire en quelques semaines après le départ de la mère de mes enfants en 1998. A l’époque, en plein désarrois, je me reprochais ce que me reprochait ma compagne : de n’être jamais là, d’être trop épris de mon travail, de ne jamais prendre de vacances… je ne pense pas être le seul à qui cela soit arrivé. Je me suis retrouvé seul et j’ai écris « Les femmes… La mienne », un sorte d’autobiographie de ma vie de couple dans laquelle je me culpabilisais à cent pour cent. Bien entendu les choses ont changé et je sais maintenant pourquoi mon ex-compagne m’a quitté après 12 ans de vie commune et je peux dire que je me sens beaucoup moins coupable… bon, même si ceci est une page biographique, je ne vais tout de même pas allonger toute ma vie privée et vous forcer à la lire…
Tout ça pour expliquer que durant cette période pendant laquelle j’ai cru que ma vie s’arrêtait, je n’ai réussi à faire qu’une chose, qui me berçait peut-être dans mes souvenirs, écrire.
C’est à cette période que je suis arrivé en Bretagne, j’ai découvert d’autres sites, d’autres gens et un autre mode de vie. C’est mon oncle Lucien, fervent lecteur et critique de mes écrits, et ma tante Maryvonne qui m’ont hébergé et réappris à vivre.


Tonton Lulu et tata Marylou
Avec Sam


Je me suis enrôlé dans le corps des Sapeurs Pompiers Mauronnais au sein duquel j’ai découvert une nouvelle famille…


La stèle

Pompe à bras

Manoeuvre de nuit

Une partie de l'effectif des 30 Sapeurs Pompiers Volontaires de Mauron

La Bretagne, le Morbihan

Nos balades

  

Etel et ses plages…

 
même si les terrains de camping ressemblent de plus en plus à des camps fortifiés,
on est au bord de la mer…


Depuis environ dix ans que nous sommes ici, nous nous sentons toujours autant attirés par la mer. Dans la région, c’est l’Atlantique, ça change de la Manche d’où nous arrivons, mais quelle qu’elle soit, la mer nous appelle et le peu de vacances que nous nous offrons nous amène prés du golf du Morbihan.




  

Le lac du Tremelin



C’est un de nos endroits préférés, les enfants peuvent faire de multiples activités et les promenades autour du lac sont intéressantes. Cette poche d’eau au cœur de la forêt est un appel de la nature, on pourrait se croire dans un autre temps !




  

Dans la forêt de Tréhorenteuc, Pays de Brocéliande !


Des cours de chevaux gratuits, Tom et Océane en profite une fois par an

  

C’est vrai, on y trouve de tout !


En plus des chevaliers du moyen âge qu’il nous arrive de croiser dans la forêt, surtout prés du château de Comper, nous découvrons aussi des camps d’indiens échappés d’une autre époque !




  

Ca repousse après les multiples incendies                 Le Miroir aux fées

  

                     L'Arbre d'Or                                        Le Val Sans Retour

  

Le Chêne à Guillotin,
Un prêtre réfractaire qui aurait vécu dans ce tronc plusieurs années



Si une région peut apporter de l’inspiration, surtout pour des choses quelques peu irrationnelles, magiques et féeriques dirons-nous, c’est bien ce domaine Breton où chaque objet possède sa propre légende, les arbres, les pierres, les maisons… tout semble vouloir parler, raconter…

Si vous désirez en savoir plus sur Brocéliande   cliquez ici

Et cela fait juste partie de ce qu’on peut voir, il y a toutes les autres petites choses… trolls, lutins, sorcières et fées, si on veut bien y croire !




Ma petite fée à moi qui se métamorphose à volonté!

Les deux derniers clichés sont le résultat d'une piqure d'insecte au front

  



Donc dans ce pays de légendes, même l’imagination la plus statique ne peut que prospérer au cœur de cette nature luxuriante que nous offre cette région dans laquelle le petit bourg de Mauron nous a gentiment accueilli.




  

          La forêt de Brocéliande              &             Mauron vu d'en haut

Statues des Batailles de Mauron

Mauron

Le centre Bourg et son clocher

  

            Notre ancien logement                           Notre nouveau logement

Ici nous nous sentons bien, seule la mer nous manque.



« Doit-on avoir la tête de l’emploi ? »


Aussi étrange que cela puisse paraître, c’est une question qui revient souvent. Franchement, je ne pense pas qu’il existe un « look écrivain ». Certains s’en sont donnés, certes, mais cela reste facultatif. Ou alors, pour le souvenir, peut-être. Les écrivains ne sont pas des vedettes du petit écran et même s’ils sont quelquefois médiatisés, ils ne mènent pas une vie de star devant à tout bout de champ faire la course pour éviter les paparazzis, ou alors vraiment les plus connus.


  

Ai-je la tête de l’emploi ?
Je ne crois pas non, et c’est aussi bien comme ça !

Voici la meilleure, on voit tout de suite mon illumination d’esprit !

Je vais maintenant en terminer avec cette biographie qui ne fait que s’allonger. Si je m’écoutais, je vous dirais tout, mais qui paierait ensuite pour en connaître plus sur moi ? Je ne suis pas célèbre, mais qui sait, cela peut venir.

Je suis donc arrivé en Bretagne en 1998, j’ai vécu chez mon oncle qui m’a fait embaucher dans la sablière de laquelle il était le chef. Je suis devenu conducteur d’engins de travaux publics ! En trois heures mon oncle m’a appris à manœuvrer un Dumper, véhicule articulé géant que je n’avais jamais vu.
Pendant deux mois j’ai vivoté, m’ennuyant de mes enfants que j’avais des difficultés à rencontrer. Puis quelque chose est venue ensoleiller cet avenir que je voyais si triste. Ma fille cadette, Carole-Anne, âgée de dix ans à l’époque, nous a fait part de son désir de quitter sa mère et de venir vivre avec moi.
Avec l’aide de mon oncle et ma tante j’ai pu trouver un logement (photo ci-dessus : notre ancien logement) et nous avons emménagé. Je m’étais déjà enrôlé chez les Pompiers et je travaillais la journée, sans nourrisse, je ne pouvais être suffisamment présent pour m’occuper de ma fille. Un soir, j’ai donc fait appel à une amie de Fécamp, Cécile.
Cela se passait en Octobre 1998, elle est venue et n’est jamais repartie! Nous vivons en couple depuis Janvier 2000 !



Un démon dans un corps de princesse,
Ou peut-être le contraire !




La société pour laquelle je travaillais à la sablière a fermé ses portes, j’ai ensuite été employé comme manutentionnaire chez Volailles de France où je pianotais sur PC et préparais les commandes des clients, mais l’agroalimentaire battant de l’aile à ce moment, cette société a fini par fermer ses portes également.
Je suis actuellement en congé parentale d’éducation pour continuer à m’occuper de mes bébés car ma compagne tient absolument à continuer son travail, elle fait fonction d’aide-soignante dans les foyers logements ou maisons de retraite de la région.
Donc, je reste à la maison comme un vrai petit homme d’intérieur, je fais le ménage, je m’occupe des enfants, j’ai le temps pour les interventions des Pompiers et cela me laisse le loisir de continuer à écrire. Ce dont je ne me prive pas.


J’espère avoir répondu à quelques unes de vos questions, il y en a sûrement d’autres, alors, n’hésitez pas. Je souhaite que ce site gonfle des expériences des autres et qu’il puisse amener des réponses.